Trois textes, trois problèmes concrets : les prix qui grimpent plus vite que les salaires, un hôpital public englué dans sa propre paperasse, une banque qui fait payer la distance aux ménages ruraux. Voici ce que je propose de changer.
Cette candidature ne part pas d'un programme en cent points, mais de trois textes de loi rédigés dans le détail — calendrier de prix, guichet hospitalier, chèque numérique. L'idée commune : que le progrès technique et administratif profite d'abord à ceux qui subissent aujourd'hui la lenteur, la distance ou l'inflation.
Chaque proposition ci-dessous résume un texte déposé sous forme de proposition de loi : l'objectif, le mécanisme central, et un chiffre qui donne l'échelle. Le détail juridique complet est disponible sur demande.
L'IA promet des gains de productivité massifs. Aujourd'hui, ces gains vont presque entièrement au capital. Cette proposition les partage, et met de l'ordre dans la valse des étiquettes.
Deux mécanismes, pensés pour marcher ensemble. D'un côté, un calendrier nationale qui interdit toute hausse de prix en dehors de quatre fenêtres sectorielles de quinze jours par an — fini le réajustement permanent des étiquettes. De l'autre, une indexation automatique du SMIC et des grilles salariales sous 2×SMIC sur un nouvel « Indice de Productivité Technologique », publié chaque année par l'INSEE, avec une majoration plancher de 1 % financée par une contribution des entreprises qui automatisent au détriment de l'emploi.
Un « Indice de Productivité Technologique » mesure chaque année la valeur créée par l'automatisation dans les entreprises de plus de 50 salariés — et revalorise le SMIC en conséquence au 1ᵉʳ septembre.
Une contribution de 5 % sur le chiffre d'affaires des entreprises qui réduisent leur masse salariale grâce à l'automatisation, versée à un fonds qui protège les PME du gel des prix et allège les charges sur les bas salaires.
L'hôpital public perd du temps et de l'argent dans la dispersion de ses points d'entrée. Cette proposition les regroupe — sans supprimer un seul poste.
Chaque établissement public de santé se dote d'une « Porte d'Entrée Unique » qui remplace la multiplication actuelle des guichets d'admission entre urgences, consultations externes et hospitalisation programmée. En amont, une pré-admission numérique via le Service d'Accès aux Soins évite la double saisie papier et informatique. Les agents des anciens guichets sont formés et redéployés — la loi interdit explicitement toute suppression de poste administratif.
Déposer un chèque peut coûter plus de 200 € de déplacement en zone rurale. La photo sécurisée d'un chèque devient légalement équivalente au papier — sans que le papier disparaisse.
L'image numérisée d'un chèque, transmise via l'application bancaire après signature et mention manuscrite, acquiert la même valeur juridique que le titre papier. L'usager garde l'original trente jours avant destruction sécurisée, en cas de contestation. Le service est gratuit par la loi, et les banques doivent conserver un accès en guichet physique pour les personnes qui n'ont pas d'outils numériques.
| Source d'économie | Mécanisme | Gain annuel |
|---|---|---|
| Logistique & transport | Fin des collectes physiques par camion ou voie postale | 210 M€ |
| Back-office | Lecture et télécompensation automatisées | 180 M€ |
| Fraude | Blocage immédiat des chèques volés ou falsifiés | 95 M€ |
| Ménages | Carburant et temps de trajet évités en zone rurale | 120 M€ |
| Total récurrent | Pour un investissement initial ponctuel de 80 M€ | 605 M€ / an |
La loi maintient explicitement les guichets physiques et bornes de dépôt pour les personnes ne disposant pas d'outils numériques : la modernisation ne doit fermer aucune porte.
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